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  • Les conditions naturelles
  •   La pluviométrie
  •   La salinité
  •   L’exploitation humaine
  •   La cueillette des huîtres
  •   Tableau : Partage du travail selon le sexe
  •   Une proposition de projet
  •   Les objectifs
  •   Justification
  •   Un plan de gestion de l’écosystème
  •   L’ostréiculture : la revalorisation d’une culture de rente
  •   Résultats attendus et les groupes cibles
  •   L’exécution du projet
  •   Le cadre institutionnel
  •   Le plan d’exécution
  •   l’élevage Bunoken
  •   l’élevage à l’horizontale
  •   l’élevage à la verticale
  •   l’élevage en pochons
  •   le programme de sensibilisation/formation
  •   Le calendrier
  •   Le budget
  •   Bibliographie

  • Transformations de l’écosystème : une zone côtière humide en détresse

    Les conditions naturelles

    La région de Ziguinchor est caractérisée par la présence du fleuve Casamance. Les sources de la Casamance sont situées près de Fafacourou, entre Kolda et Vélingara. Le fleuve proprement dit s’étire sur 350 km, avec une pente très faible et avec un débit d’eau douce très limité. Les apports d’eau douce de ses affluents, tels le Soungrougrou, le Diouloulou sont pratiquement inexistants. La profondeur moyenne du chenal n’excède pas 2 m et passe, de l'aval à l’amont, de 10-20 m à quelques centimètres. Toutes ses conditions - la largeur des vallées par rapport au basin versant, la faiblesse de la pente et des profondeurs - favorisent l’évaporation. La faiblesse des pentes favorise également les remontées d’eau marines. La Casamance est soumise à de très importants courants de marée. Avec la péjoration climatique, les débits déjà faibles ont encore diminué et les apports d’eau douce sont devenus insuffisants pour compenser les remontées d’eaux marines. Un ensemble de facteurs se conjugue pour expliquer la sur salure de la Casamance [Cormier-Salem : 1992:150].

    La pluviométrie

    La Casamance est la région la plus humide du Sénégal, avec une précipitation moyenne à Ziguinchor de 1394 mm par an pendant l’époque 1918-1995. Du début des années soixante-dix, la pluviométrie annuelle a diminué d’une façon catastrophique. Dans la période 1970-1995 la pluviométrie annuelle était 1138 mm, ce qui est 34% plus basse que la pluviométrie moyenne de 1522 mm pendant l’époque 1918-1969. Avant 1970, les années avec une précipitation plus haute que 2000 mm étaient assez fréquentes. Après 1970, la pluviométrie annuelle maximale atteignait seulement 1512 mm, ce qui signifie une réduction de 25%. Parallèlement, la fréquence des années avec moins de 1000 mm de pluie a augmenté, donnant moins des possibilités à la nature de se recouvrir après une époque de sécheresse extrême.

    En 1980 la pluie annuelle était la plus basse avec 699 mm. Dans les années sèches, les pluies commencent un à deux mois plus tard que dans des années humides. En conséquence, la saison des pluies est beaucoup plus courte dans les années sèches.
     
     

    C'est clair qu’une réduction de la pluie annuelle moyenne de 34% doit avoir des fortes conséquences sur l’écologie et sur la production agricole. Bien qu’on ait eu toujours des années sèches, les années consécutives avec des pluies abondantes sont devenues de plus en plus rares. L’Écosystème estuarien de la Casamance a besoin des époques pluvieuses pour maintenir sa diversité et sa productivité. Aujourd’hui, plusieurs paramètres indiquent la dégradation du milieu estuarien.

    La salinité

    La Casamance est une petite rivière, et la quantité de l’eau douce transportée annuellement dépend de la pluviométrie. Elle est dotée d’une vaste zone estuarienne et draine un bassin versant d’environ 14.000 km 2 [Diouf 1987]. Les courants des marées sont beaucoup plus importants que le débit de l’eau douce [2500 m 3 s -1 contre 100 m 3 s -1 à Ziguinchor]. À cause de la petite contribution de l’eau douce aux mouvements de l’eau dans l’estuaire et tenant compte d’une évapotranspiration qui est plus grande que la précipitation, la salinité annuelle moyenne monte d’amont à aval. Des grandes surfaces ont une salinité de plus de 70 pour mille durant grandes périodes de l’année. La situation de la Casamance est unique en Afrique. Seulement en Amérique Latine on trouve deux estuaires identiques.

    Pendant l’hivernage [saison des pluies] la salinité diminue graduellement, et elle monte à des concentrations plus hautes que la salinité normale du milieu estuarien [36 ‰] pendant la saison sèche.

    Durant la période humide antérieure à 1970, un équilibre dynamique s’était établi entre d’une part l’accumulation des sels dans le milieu par les apports depuis la mer et l’évaporation au cours de la saison sèche, et d’autres l’élimination de ces sels par les pluies d’hivernage. Cet équilibre se traduisait par un niveau moyen de salinité permettant la croissance des palétuviers et la riziculture dans les mangroves temporairement dessalées en hivernage. Depuis le début de la phase de sécheresse en 1970, le lessivage des sels par les pluies a décru, tandis que la période d’évaporation s’allongeait avec la saison sèche. Ainsi, la salinité de surface est accrue d’aval en amont [Le Brusq 1986].

    L’exploitation humaine

    Les populations des zones côtières humides n’ont pas accès aux terres de plateau. Comme nous l’avons déjà exprimé, afin de survivre, l’accent a été mis sur une intensification de l’exploitation des ressources naturelles environnantes. Pendant toute l’année, l’environnement est exploité pour nourrir les populations. L’exploitation la plus abusive est la coupe de mangroves pour satisfaire divers besoins en bois [construction, cuisson, etc.].

    Après les travaux rizicoles en hivernage, les populations se lancent, de même homme que femme, dans les activités de production marchande. Tandis que les hommes s’adonnent à la pêche, la collecte de vin de palme, l’apiculture et la construction, les femmes se lancent surtout dans la vannerie, la poterie, le maraîchage, la cueillette de sel et huîtres et dans la transformation de poissons.

    La cueillette des huîtres

    En Casamance, l’exploitation des huîtres, depuis la cueillette jusqu’à la vente, repose entièrement entre les mains des femmes Diola et est une activité traditionnelle. D’après Cormier-Salem, entre 2000 et 4000 femmes pratiquent la cueillette des huîtres. Et pourtant, la cueillette des huîtres est un travail pénible, long et fatigant [Cormier-Salem, 1992:240]. Après les travaux rizicoles en hivernage, la saison sèche, de janvier à mi-juin, est consacrée aux petites productions alimentaires et, de plus en plus, marchandes. Maraîchage, plantation d’arbres fruitiers, concassage des noix de palme pour l’huile, pêche dans les rizières, ramassage des coquillages et cueillette des huîtres sont les activités concurrentes. Les femmes donnent leur préférence à telle ou telle activité en fonction du site du village et les conditions du milieu, de leurs traditions alimentaires familiales et culturelles et en fonction de l’apport financier escompté.

    Tableau : Partage du travail selon le sexe :
     
    Saison Mois Particularité Femmes Hommes
    Houlé février/mai saison sèche . commerce

    . transport fumier

    . maraîchage

    . piller du riz

    . vin de palme

    . travaux villageois

    . construction maison

    . entretien général

    Bouling juin/juillet premières pluies . collecte de bois

    . collecte engrais

    . pépinières

    . collecte de sel

    . labour kadiandou

    . défrichage

    . pêche

    Houli août/septembre saison humide . repiquage . labour kadiandou
    Boughit octobre/novembre fin des pluies . haricots

    . ébauche commerce

     
    Kouagène décembre/janvier récolte de riz . récolte de riz

    . récolte des haricots

    . vin de palme

    . pêche

    Source: Eichelsheim, et al, 1997:11

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    Ainsi, la cueillette des huîtres ne requiert pas d’investissements lourds, ni de techniques sophistiquées. Ressource à portée de la main, les huîtres constituent un apport en protéines hautement valorisé. Produit léger et peu périssable [une fois séchées, les huîtres peuvent être conservées plusieurs mois], elles sont faciles à écouler, donnant aux femmes leur autonomie financière et leur permettant de couvrir leurs besoins essentiels [Cormier-Salem, 1992:241].

    Les huîtres vivent à l’état naturel, grégairement, sur les racines échasses des palétuviers découvertes à marée basse. Les instruments de cueillette sont rudimentaires : un vieux coupe-coupe et un bâton fourchu, appelé ewuyum dans le Boulouf. Les femmes saisissent les branches de rhizophores de la main gauche avec l’ ewuyum et de l’autre main, elles détachent une à une les huîtres les plus grosses avec le coupe-coupe. D’autres préfèrent couper les branches et n’en détacher les huîtres qu’une fois de retour au village, en les posant sur le feu [Cormier-Salem, 1992 ; 238]. En général, les huîtres sont bouillies ou grillées et, une fois qu’elles sont ouvertes, la chair est mise à sécher au soleil [un kg séché correspond à 50 kg d’huîtres fraîches]. Une faible partie est commercialisée en frais [la douzaine fait environ 2 kg].
     

    Une proposition de projet Les objectifs Justification

    Tous les observateurs sont frappés par la vitesse de dégradation de la mangrove, en particulier des rhizophoracées, qui constituent l’aire naturelle des habitats de reproduction et d’alevinage de certaines espèces de poissons marins importants pour la pèche. C. Marius [1985:253] note une diminution spectaculaire de la zone à Rhizophora mangle au profit d’une mangrove décadente ou d’un tapis à Sesuvium. Les tann [terme Serrer pour des étendues planes et salés, inondables par la marée] auraient progressé de 73% au détriment des eaux et de la mangrove [Badiane, 1984]

    Il est donc temps de sensibiliser les populations, les gouvernements et les bailleurs de fonds de la nécessité d’une gestion organisée et rationnelle des zones côtières humides. La récolte des huîtres, telle qu’elle se fait actuellement implique la coupe des racines aériennes des palétuviers, pratique qui risque de faire disparaître les mangroves [UICN : 1988].

    Le développement des activités ostréicoles, permettant la production d’un produit de meilleure qualité pour un effort moindre, amènera les villageoises à délaisser la récolte, de plus en plus difficile ces dernières années, des huîtres sauvages pour se consacrer à l’ostréiculture. Ainsi la récolte des huîtres sauvages par ablation des racines des palétuviers devrait diminuer substantiellement au cours des années et permettre la conservation et la régénération des mangroves.

    En premier lieu une ostréiculture productive avec la proximité de marchés demandeurs emporte non seulement la possibilité d’une augmentation des revenus des ménages, mais aussi l’accès aux ressources de protéines pendant toute l’année.

    Un plan de gestion de l’écosystème

    En étroite collaboration avec la mission au Sénégal de l’UICN une approche intégrée pour la définition et la mise en œuvre d'un plan de gestion de l’écosystème sera élaborée. Cette approche vise essentiellement deux objectifs qui sont complémentaires. D’une part, l’augmentation de la productivité par l’ostréiculture permettant de créer des alternatives économiques [accroissement des revenus] afin de contribuer à la sauvegarde des mangroves.

    D’autre part, la réduction de la coupe des mangroves par l’introduction des alternatives telle que la promotion des produits de substitution comme le gaz, le bambou et des technologies d’économies tels que les fourneaux Ban Ak Suuf.

    Pour cela un programme d’éducation et de sensibilisation sera élaboré.

    L’ostréiculture : la revalorisation d’une culture de rente

    L’histoire de l’ostréiculture en Casamance débute en 1955 à Kassel avec une production de 3000 douzaines d’huîtres. Le projet prend fin après l’indépendance. Une nouvelle tentative de relancement de l’ostréiculture est faite en 1963 dans les villages de Djivente, Kabrousse et Karabane par la Direction de l’Océanographie et des Pèches Maritimes (DOPM). Cette initiative se termine avec l’importation des huîtres de la France par Maurel et Prom. Entre-temps la culture traditionnelle, dite Bunoken , continue avec des résultats variables dans les villages de Diogué et Kabrousse. La dernière tentative pour un relancement de l’ostréiculture en Casamance date de 1998 à 1991 et est initiée par l’UICN et le CRDI. Ici les villages de Djivente, Kabrousse, Ourong et Karabane étaient ciblés. Suite aux troubles politiques qui régnaient dans la région pendant ces années, les activités sont arrêtées. IDEE Casamance veut relancer ces initiatives des activités de l’ostréiculture et envisage de commencer par des projets pilotes de recherche-action qui concernent quatre techniques d’élevage, afin de pouvoir proposer aux femmes productrices, la technique la plus appropriée. Il s’agit de :
     

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    Résultats attendus et les groupes cibles A part la protection des mangroves et l’accès aux ressources de protéines, l’augmentation des revenus des femmes productrices est un thème central qui doit mener à un meilleur mode de vie de ce groupe cible. La durabilité de ce dernier objectif ne peut qu’être assurée si en même temps ce groupe cible participe à un programme de sensibilisation dans lequel le planning familial occupe une place dominante.

    En exécutant un programme de recherche-action, les populations des mangroves sont sensibilisées et mobilisées sur l’importance d’une exploitation rationnelle de leur environnement. Que ces populations prennent la relève après la phase initiale, dépend des résultats obtenus et visibles pour tous. Leur participation dans cette phase initiale demande alors des investissements capitaux [appui/conseil pour la sensibilisation des populations et éventuellement des dédommagements à ceux-ci]. Les investissements en infrastructures, fonctionnement et communication de la phase initiale, importants à première vue, doivent être vu à long terme.

    En cas de résultats encourageants et avec des investissements modestes, ces mêmes populations seront plus réceptives aux autres projets de pisciculture qui demandent des investissements beaucoup plus importants en labour, comme p.ex. la réfection ou l’aménagement des bassins piscicoles.
     
     

    L’exécution du projet Le cadre institutionnel

    IDEE Casamance collabore étroitement avec :

    . UICN -Dakar: des séances de travail et des concertations périodiques avec les techniciens de la Mission au Sénégal de l’UICN seront une partie intégrante de l’exécution du projet. Leur expérience dans d’autres zones d’intervention servira comme cadre de référence.

    . MTC -Ziguinchor: l’expert en aquaculture de la Mission Technique de la République de Chine fournit l’appui technique et pour cela des concertations périodiques auront lieu fréquemment.

    . ISRA/CRODT : le projet peut faire appel en cas de besoin aux experts du Centre des Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye. Depuis des années nous travaillons ensemble et le projet envisage de recruter quelques volontaires avec une expérience en aquaculture par l’intermédiaire du CRODT.

    . ENCR et CNFTEFCPN : basés à Djibélor, à quelques kilomètres de Ziguinchor, l’école nationale des Cadres Ruraux et le Centre National de Formation des Techniciens des Eaux, Forets, Chasses et Parcs Nationaux sont des infrastructures de formation avec qui IDEE Casamance veut collaborer d’une façon vraiment étroite. Dans ce sens, le projet sera incorporé dans la programmation de ces écoles et les étudiants peuvent faire un stage pratique pour la finition de leurs thèses. Deux étudiants et cela pour quatre mois chacun, suivent les résultats du projet sur le terrain.

    . UNESCO : le projet veut s’assurer de la participation du centre régional de la caravane d’alphabétisation de l’UNESCO basé à Thionck-Essyl dans la Casamance pour les volets de planning familial et l’alphabétisation.

    . Les populations : les villages ciblés seront mentionnés dans la zone de projet ci-après. Chaque technique d’élevage aura une zone d’intervention différente.

    . IDEE Casamance : le bureau de IDEE Casamance sera le pivot logistique du projet. Toutes les données des recherches et des résultats seront traitées ici. Toute communication passe par le bureau ainsi que les liens de relation avec tous les partenaires.

    Le plan d’exécution

    La zone de projet sera principalement déterminée par des villages dont les populations n’ont pas accès aux zones de plateaux.

    Vu l’insécurité qui règne toujours dans certaines parties de la région, nous avons avant tout choisi les villages qui se trouvent dans les zones tranquilles. Deuxième critère est l’environnement villageois qui est la plus en cohérence avec une des techniques d’élevage.

    Dans ces villages pilotes, l’action participative des interventions doit aboutir à l’élaboration d’un plan intégré de gestion de l’écosystème dans lequel une place importante est réservée à la protection de l’environnement et au planning familial.
     

    Ainsi nous avons choisi un plan d’exécution suivant :

    l’élevage Bunoken

    . les villages de Kabrousse et Kagnout seront les lieux pilotes pour cette technique d’élevage. Ces deux villages connaissent déjà une longue histoire dans cette technique et les groupements de femmes productrices existent à nos jours.

    l’élevage à l’horizontale

    . les villages de Diakène-Diola, Djivente et Kacheouane sont choisis. Les femmes de Djivente ont toujours participé et pratiquent toujours l’ostréiculture. Les villages de Diakène-Diola et de Kacheouane se trouvent dans les zones les plus propices au captage des naissains.

    l’élevage à la verticale

    . un ponton sera construit en face du pont dans la commune de Ziguinchor.

    l’élevage en pochons

    . les villages de Ourong, Karabane et Diakène-Diola sont choisis.

    le programme de sensibilisation/formation

    le groupe cible est constitué par les femmes des villages cibles, qui se situent dans la zone des mangroves. Un des objectifs du projet est d’apporter aux femmes une augmentation de leurs revenus. Afin que les femmes puissent profiter au maximum de l’amélioration de leur position économique, elles doivent être conscientes de toutes les possibilités que cela puisse donner. Ainsi elles doivent avoir accès à toute information concernant l’impact de variables démographiques sur le processus de développement en général comme sur le projet en soi. Cruciale dans cette information est d'arriver à la liberté de choix aux femmes concernant la planification familiale. Au début, une éducation sur la santé reproductive sera prioritaire pour que les conséquences de l’augmentation des revenus ne soient pas nivelées par un plus haut taux de natalité. Et plus tard, une éducation élargie, entre autres sur le renforcement des petites unités artisanales de transformation des fruits et légumes et de produits halieutiques, garantira la durabilité du processus de développement dans les villages.

    Ainsi, l’éducation doit envelopper les domaines suivants :

    Le projet a choisi sept villages pilotes. Puisqu’une bonne transmission d’éducation est fondamentale pour la durabilité du projet, ceux qui donnent l'éducation au groupe cible doivent avoir une confiance profonde de ce groupe. Deuxièmement ces personnes doivent avoir un niveau assez élevé éducation. Nous avons alors pensé faire passer le transfert d’éducation par des jeunes femmes, une de chaque village respectivement. Pour répondre aux conditions de niveau d'éducation et de confiance nous avons choisi des filles-mères.

    L’idée est que ces filles-mères recevront une éducation pédagogique et d'adultes dans les domaines cités en haut. Dans les villages elles forment des classes où elles enseignent les femmes. Chaque année, leurs connaissances doivent être mises à jour par des autres séances de formation. De cette manière, elles auront une audience fidèle qui veut bien payer pour l’information et ainsi les enseignantes sont rémunérées.

    Le programme de formation est la responsabilité de l'UNESCO par ses programmes de : la caravane de l’alphabétisation. Le centre à Thionck Essyl, un village qui se trouve dans la zone du projet, servira comme infrastruture d'accuil. Les candidates de l'atelier sont hébergées au centre pendant toute la séance.
     
    personnes
    prix/pers.
    jours
    total f cfa
    total Nlg.
    restauration 10
    2.000
    10
    200.000
    680
    petit dejeuner 10
    250
    10
    25.000
    85
    hebergement et diner 10
    2.000
    10
    200.000
    680
    cuisine F
    10.000
    10
    100.000
    340
    transport participants 10
    1.000
    10
    100.000
    340
    communication  2
    3.000
    10
    60.000
    204
    communication pers. ressources 1
    10.000
    10
    100.000
    340
    transport pers ressources 2
    20.000
    10
    400.000
    1.360
    encadrement 1
    30.000
    10
    300.000
    1.020
    divers 5%  
    74.250
    252
    TOTAL
    1.559.250
    5.301

    Les séances périodiques qui suivent sont budgettées à 250.000 f cfa et deux séances par année sont prévues.
     

    Le calendrier Le projet démarre en juin 2000 avec l’installation du bureau à Ziguinchor. Les premiers contacts avec les partenaires seront établis et les villages visités.

    Voir pour les détails l’annexe du calendrier.
     
     

    Le budget Le budget global sur trois ans s’élève à Euro 103.089. Demandez le bureau pour les spécifications.

    année 1  53.684 Euro

    année 2  24.100 Euro

    année 3  25.305 Euro

    Votre Soutien
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    Bibliographie
    Badiane, S. 1984 Contribution à l’étude de l’écosystème des mangroves en Casamance ; Dakar: UCAD Barbier-Wiesser, François George 1994 Comprendre la Casamance : chronique d’une intégration contrastée ; Paris: Editions Karthala. Baum, Robert M. 1990 The Emergence of a Diola Christianity ; in: Africa (60) 3, 370-398 Cormier-Salem, Marie-Christine 1989 Une pratique revalorisée dans un système de production en crise : la cueillette des huîtres par les femmes Diola de Basse Casamance ; in: Cahier des Sciences Humaines 25 (1-2) 1989

    1992 Gestion et évolution des espaces aquatiques : La Casamance ; Paris: Editions de l'Orstom

    Chen, Chin & NDiaye, Vaque 1998 Projet d’aquaculture de la Mission Technique Agricole de la République de Chine au Sénégal ; Rapport d’activités février 97 - mai 98 Chéneau-Loquay, A 1994 Demain encore le riz ? Dans: Comprendre la Casamance ; Paris: Karthala CRODT/ISRA/PROGES 1995 Pisciculture en enclos : vallée de Nguindir et de Badobar Diadhiou, Hamet Diaw 1997 Projet d’appui au développement de l’ostréiculture villageoise en Basse Casamance Diallo, Anis 1989 Recensement des aménagements (bassins & étangs) de pisciculture en Basse Casamance ; CRODT/ISRA, B.P. 2241 Dakar

    1992 Integrated farming : a new approach in the Basse Casamance, Senegal, in : Naga the ICLARM Quarterly : July 1992

    Directorat Général de la Coopération Internationale (DGIS) 1995 Fisheries in developing countries ; towards sustainable use of living aquatic resources Diouf, P.S.N. 1987 Le zooplancton de l’estuaire de la Casamance en période déficit pluviométrique. Thèse de Doctorat, Université Cheikh Anta Diop : Dakar Eichelsheim, John Lucas 1991-a Urban Expansion and Old Local Land Tenure Systems around the City of Ziguinchor, Senegal; in: The Netherlands Review of Development Studies 1990/91 vol. 3 ; The Hague : IMWOO

    1991-b Regionaal particularisme en staatsvorming in Afrika : de Diola van zuid-Sénégal in hun relatie tot Dakar ; in: Afrika Focus, vol. 7 nr. 3 ; Gent: Afrika Brug, vzw.

    Eichelsheim, John L. & NDiaye, Vaque & Verdegem, Marc 1997 Proposition d’un projet pour l’exploitation des ressources estuariennes de la région de Ziguinchor ; Rapport Final Fiselier, J.L. 1990 Living off the Tides : Environmental Database on Wetland Interventions ; Leiden: EDWIN Gaye, Malick & Nicolas, Pierre
    1988 Naissance d’une ville au Sénégal ; Paris: Karthala
    Jansen, Marijke & Klei, Jos van der & Valk, Saskia van der 1987 Opstellen over vrouwen in de Basse-Casamance en Midden-Gambia ; Amsterdam: Ready Zet Go Klei, Jos van der 1989 Trekarbeid en de roep van het heilige bos : het gezag van de oudste en moderne veranderingen bij de Diola van Zuid-Sénégal; Nijmegen: Iken Le Brusq, J.Y. 1986 Quelques aspects des échanges chimiques sols-eaux de surface en Casamance : CRODT/ISRA : Dakar Lingen, Annet 1994 Etude d’impact différenciée par genre : guide à l’intention des cadres ; La Haye : Directorat Général de la Coopération Internationale Marius, C. 1985 Mangroves du Sénégal et de Gambie ; Paris: Orstom Ministère de l'Economie, des Finances et du Plan 1992 Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 1988, Rapport Régional de Ziguinchor Ndiaye, Vaque et all. 1992 Mission dévaluation du projet de crevetticulture de Basse Casamance du 08 au 11 janvier 1992 ; Dakar: CRODT/ISRA NDiaye, Vaque 1993 Etudes d’aquaculture en Moyenne Casamance ; Ziguinchor: USaid/PROGES Pélissier, Paul 1966 Les paysans du Sénégal : Les civilisations agraires du Cayor à la Casamance ; Saint Yrieix : Imprimerie Fabrègue Raatgever, Reini 1988 De verwantschappelijke economie : Essays in de historisch-materialistische antropologie ; Brugge: Walleyndruk N.V. Reveyrand, Odile 1986 Les associations féminines en Afrique Noire : l’exemple de la Casamance ; Paris: mois en Afrique, No. 249-250 ; oct./nov. 1986. Roche, Christian 1985 Histoire de la Casamance, Conquête et résistance, 1850 - 1920 ; Paris: Karthala UICN mission de Dakar 1988 Préparation d’un projet franco-canadien d’élevage d’huîtres de palétuviers
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