programme 2004-2006  pêche amplifiée

bassins

La revalorisation d'un bassin piscicole traditionnel à Bandial

Localisation du projet :

Bassin piscicole à Bandial, village situé au milieu de la zone mangrovienne en Casamance, région méridionale du Sénégal. Bandial est entouré de forets de palétuviers et coupé des terres fermes du Royaume Mov Effi par des bolons serpentant à travers l'espace étendu des zones humides. Ces multiples bras du fleuve Casamance rendent l'accès au village très difficile. La route praticable s'arrête à 1,5 km du village et la plus grande partie du transit se fait par moyens fluviaux.

Selon le recensement de 1988 (RGPH : 1988) l'effectif du village de Bandial est :
concession ménages masculin féminin ensemble
14 76 242 224 466

Objectifs

L'objectif principal est «  l'amélioration des récoltes piscicoles dans les bassins traditionnels  » guidé par les objectifs secondaires suivants :

Résumé :

Les rizières de bas-fonds se situent dans une zone de mangrove qui, à part le riz, fournit avec l'estuaire adjoint, les principaux produits nécessaires à survivre dans ce biotope : poisson, huître, sel, bois. Les rizières sont protégées contre les eaux salées du bolon [estuaire] par des bassins traditionnels de pisciculture. Ses bassins sont à leur tour protégés par une digue périphérique d'une vingtaine de centimètres au-dessus du niveau des plus hautes marées. Ces digues sont traversées par des drains [tronc de palmier évidé], généralement établis au pied de la digue. Pendant la saison des pluies, les drains sont tantôt fermés, tantôt ouverts. Cette gestion de l'eau a pour but principal de retenir l'eau douce et d'empêcher l'entrée de l'eau salée. Ainsi, le rôle principal des bassins piscicoles est de protéger les rizières contre la salinité de l'eau du bolon. En même temps, les bassins sont exploités. Durant la culture de riz, les drains sont fermés et les crevettes et poissons piégés y grandissent jusqu'au fin de l'hivernage quand les bassins sont vidés. Le reste de l'année, les drains sont maintenus ouverts. Les poissons qui passent les drains sont capturés avec des nasses placées à l'entrée du drain.

Le déficit pluviométrique et en conséquence la baisse de la production rizicole ont entraîné un exode rural et une dégradation consécutive de l'entretien des digues. Un système ancestral d'exploitation des bas-fonds risque ainsi de disparaître et de renforcer l'exode rural. L'écosystème des bas-fonds laissé à l'abandon ne peut plus servir comme tampon de protection entre les zones humides avoisinantes et les terres de plateau ce qui entraîne une dégradation générale de l'environnement.
Le projet envisage en premier lieu d'encourager les populations de ces zones à réaménager les digues de protection. L'incitation pour ce labour vient de l'amélioration de la plus importante production de rente: la pisciculture. Une meilleure gérance hydraulique augmente non seulement la production piscicole, mais aussi la production rizicole dans les rizières de bas-fonds. Ceci nécessite d'abord une organisation de la main-d'œuvre et donc social au niveau villageois. La cohésion sociale est renforcée par une exploitation transparente et équitable du bassin piscicole, dont les rendements sont partagés.
Nous avons entamé une intervention pilote dans le village de Bandial, village typique des zones mangroviennes et dont les résultats doivent faciliter à long terme la propagation de ces techniques de gestion des eaux et de poldérisation. Ainsi, les aménagements hydrauliques du bassin sont adaptés et rendus plus appropriés pour faciliter leur gérance. Le bassin est vidé au maximum et empli à nouveau par des drains filtrés pour empêcher aux poissons du bolon d'entrer. Dès le début de l'hivernage les drains sont fermés et leur gérance fonctionne en tant que trop-plein du bassin. Le bassin est peuplé par les pêcheurs villageois avec des alevins masculins de Tilapia et Mulets qui sont pêchés dans le fleuve. Y sont ajoutés des petites crevettes ou des œufs de celles-ci. Une petite cabane est construite à coté du bassin qui doit abriter une centaine de canards qui sont nourris par les villageois. L'aliment pour les poissons vient de ces canards et des sédiments des rizières avoisinantes et peut être augmenté avec l'implantation de piquets en bambou (supports pour la production d'algues) et par l'addition de branches de palétuvier.

En profitant pleinement de la saison des pluies, une pisciculture extensive avec des rendements qui peuvent satisfaire aux besoins des populations est possible sans nuire à une exploitation équitable des ressources naturelles des zones humides.

les bassins

Justification et cadre :

Description de la région :
  1. Entre latitude 12º 20' et 13º et longitude 16º et 16º 50', la région de Ziguinchor est la plus méridionale du pays et correspond à l'emprise de la zone écogéographique de la Basse Casamance depuis la réforme administrative du 1er juillet 1984. Elle est caractérisée par l'estuaire du fleuve Casamance et couvre une superficie de 7 339 km², sa population est évaluée à 544 000 habitants en l'an 2000, soit une densité moyenne de 74 hbts/km². La région se présente comme un long couloir de 360 kilomètres d'ouest en est et de 100 kilomètres du nord au sud, limité à l'ouest par l'océan Atlantique, à l'est par le fleuve Gambie, au sud par les frontières de Guinée-Bissau et de Guinée Conakry et au nord par la Gambie. Le climat est de type Soudano-guinéen : chaud, avec une température moyenne de 27°, et humide. La Casamance est la région la plus arrosée du Sénégal, avec une précipitation moyenne à Ziguinchor de 1 399,8 mm pendant l'époque 1918-2000. Dès le début des années soixante-dix, la pluviométrie annuelle a diminué d'une façon catastrophique. Dans la période 1970-2000 la pluviométrie est descendue à 1 195 mm, ce qui est 32% plus basse que la pluviométrie moyenne de 1 522 mm pendant l'époque 1918-1969. Une autre donnée importante est que les années avec une précipitation plus haute que 2 000 mm étaient assez fréquentes avant 1970, tandis qu'après 1970, la pluviométrie maximale atteignit seulement 1 512 mm, une réduction de 25%. Parallèlement, la fréquence des années avec moins de 1 000 mm de pluie a augmenté. Ces circonstances donnent moins de possibilités à la nature de se recouvrir après une période de sécheresse extrême. Actuellement nous pouvons noter une certaine hausse à partir de 1996 avec une moyenne de 1 426 mm.
L'évolution de la population au cours des vingt-cinq dernières années [recensements de 1976, 1988 et données de 2000] montre une forte progression de la population urbaine. Cette urbanisation accélérée est liée à l'émigration des ruraux en corrélation avec la crise vivrière et à l'installation des populations du Nord du pays. Il existe un taux important de migration temporaire [entre 1 jour et 6 mois d'absence] d'hommes et de femmes à la recherche d'activités rémunératrices qu'ils ne peuvent pas trouver au village.
Département 1992 2000
Bignona 209.587 221.672
Oussouye 44.658 48.801
Ziguinchor 237.189 273.414
Région 491.434 543.887
Source: MEFP : 1992 dans le Plan d'Action Forestière de Ziguinchor, 1998 et Statistique Démographique : lettre # 07958/MEF/DPS
La région est à prédominance agricole et la culture de riz est la plus pratiquée. L'agriculture, l'élevage et la pêche ne représentent que 7,2% des revenus monétaires dans le monde rural, mais jouent un rôle primordial dans l'autoconsommation. La région compte une faible activité industrielle. Les principales unités industrielles sont implantées à Ziguinchor : on compte une huilerie, trois unités de traitement des crevettes, une usine de bois et un petit domaine industriel pour la promotion de la petite entreprise. Le secteur informel est encore caractérisé par une multitude de micro-entreprises dispersées et sous-équipées. Surtout pendant les dernières années, la région connaît un exode rural explosif, dû à l'opposition croissante entre l'armée Nationale et des forces indépendantistes du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance [MFDC]. Les jeunes, envahissant la ville, ne peuvent trouver de l'emploi et sont destinés à un chômage sans futur. Cela empêche la ville de Ziguinchor profondément de s'élever au rang de métropole d'équilibre. Un frein sur l'exode rural doit ramener un certain équilibre.
Le réseau hydrographique comprend un vaste estuaire du fleuve Casamance, long de 300 km et ses affluents. On parle d'un estuaire inverse avec des salinités qui montent en amont [jusqu'à 160 pour mille]. Ceci est dû au fait que le fleuve Casamance a un régime semi-permanant qui dure de juin à mars avec un débit à quelque 200 km de l'embouchure de 2,3 m³/s. L'apport en eau douce est trop petit pour le bassin drainé ce qui, en combinaison avec une évaporation importante, fait augmenter la salinité. Sa largeur varie de 50 m à Dianah-Malari jusqu'à 8 km à l'embouchure avec un resserrement à Ziguinchor. La profondeur du chenal diminue de 20 m à 1,5 m. Le bassin drainé comprend des grands sous-bassins [Baïla : 1 645 km², Bignona : 750 km², Kamobeul : 700 km², Guidel : 130 km² et Agnack : 133 km²] avec des volumes en eau très variables: de 60 à 280 millions de m³ / an. Le sol est ferrugineux et riche en matières organiques. L'agriculture y est très développée mais reste tributaire de la pluviométrie qui est très inégale dans l'espace et souvent mal répartie dans le temps [RGPH : 88:6]. Ce milieu permet pourtant une riziculture en zones de mangrove datant de plusieurs siècles. Différentes formes de pêche y constituent une activité importante et génératrice de revenus non négligeables, comme d'ailleurs la cueillette [vin de palme, huîtres, sel, fruits forestiers, et cetera]. La mangrove est fortement dégradée suite aux mutilations faites aux palétuviers par les récolteurs d'huîtres et à la sursalure aggravée elle-même par le déficit pluviométrique. Cette dégradation qui est estimée à 1.500 ha/an se répercute négativement sur les productions diverses de cet écosystème, notamment de l'aire de développement et de cueillette des huîtres, crevettes, poissons, et cetera. Estimée à 150.000 ha au début des années 1980 dont 120.000 ha dans les départements de Bignona et de Ziguinchor, la superficie occupée par la mangrove a été réévaluée en 1993 à 70.000 ha dont 30.000 ha classés dans le département de Bignona [PAFR/Z : 1998].
  1. photo de l'estuaire Casamançais ( au milieu) et Bissau-Guinéen en l'an 2002 (ESA)
vue aerienne
  1. les bas-fonds menacés
Depuis des siècles, la principale culture dans les zones de mangrove est le riz. Les bassins situés en aval des rizières jouent un double rôle saisonnier : [1] maintenir une réserve d'eau douce entre le bolon et les rizières durant la période de la culture de riz, empêchant l'intrusion de l'eau saumâtre dans les rizières [2] maintenir un niveau d'eau dans les bassins, protégeant ainsi les fonds des bassins en saison sèche contre l'acidification. En plus de cela, des poissons y sont piégés et les bassins forment ainsi la base d'une aquaculture ancestrale. Un système de tuyauterie [fait de tronc de rônier évidé] permet de contrôler le mouvement de l'eau entre le bolon et les bassins. Les bassins sont séparés des rizières par un canal de 2 à 4 m de large servant de tampon contre l'intrusion de l'eau salée. Les mouvements de l'eau entre les rizières et les bassins se font par les tuyaux ou par ouverture et fermeture de la digue, si cela s'avère nécessaire. Les produits pêchés dans les bassins et canaux [poissons, crabes, crevettes] apportent aux populations, des protéines en complément du riz, la nourriture de base.
coupe
La protection des rizières contre une augmentation de la salinité et l'acidification est optimale, tant que les digues sont bien entretenues et la gérance d'eau est bien organisée. Le résultat principal d'une bonne gérance hydraulique est une augmentation de la production des rizières de bas-fonds. Depuis les dernières décennies, les récoltes de ce système de production intégrée [rizipisciculture] ont connu un déclin dû [1*] à la réduction des précipitations annuelles depuis 1970 et [2*] au manque de main-d'œuvre villageois. Du fait de la sécheresse persistante et la dégradation de la production de riz de mangrove, les paysans ont diversifié leurs activités [cultures de plateau] pour combler les déficits vivriers. Par conséquent, moins de temps est consacré aux cultures de bas-fonds. Ce manque de temps s'aggrave en saison sèche, du fait de l'exode des jeunes vers les centres urbains à la recherche d'emploi. Les possibilités de gagner de l'argent au village sont négligeables. L'exploitation des bassins piscicoles n'a qu'une faible valeur commerciale, ce qui ne donne pas assez de motivation pour les familles à maintenir les digues durant la saison sèche [quand il n'y a pas de riziculture]. Par ce manque de bras, les digues se détériorent. Faute de ressources monétaires au village, la location de main d'œuvre est impossible et tout le système hydro-agricole tombe en faillite. Maintenant que la pluviométrie semble se remettre à la normale, une reprise de ce système de production intégrée [rizipisciculture] est opportune.
  1. les populations
Au plan ethnique, les Diola sont largement majoritaires [61%]. Les autres ethnies les plus représentées sont les Mandingue et les Poular [9,3% et 8,8% respectivement]. Les villages Diola sont grands [entre 500 et 7 000 habitants] et se caractérisent par une grande autonomie politique, économique et religieuse. Ils sont endogames et les relations entre eux, limitées au minimum, sont souvent hostiles. L'enjeu étant le bétail, les prisonniers de guerre [qui sont la plupart du temps troqués contre du bétail] et l'accès aux rizières [Roche, 1973:33+ ; Pelissier, 1966:673+]. Ce passé caractérise, d'une façon ou autre, jusqu'aux nos jours les relations entre les villages.
La riziculture domine tout le calendrier agraire. Le riz est uniquement utilisé pour l'autoconsommation. C'est seulement après la récolte du riz qu'il y a le temps pour des activités rémunératrices. Ceci est valable aussi bien pour l'homme que pour la femme. En ce qui concerne les produits halieutiques, la femme détient, depuis des siècles, toute la filière de l'exploitation de l'huître et la transformation des poissons, tandis que l'homme Diola s'est lancé dans la pêche artisanale autour du village. La pêche constitue aujourd'hui l'une des premières activités économiques de la région. La pêche en mer s'est développée avec l'arrivée de pêcheurs venus du Nord : Sérères Niominka [îles de Saloum], Guet-Ndariens [Saint-Louis] et Lébou [Dakar]. Dans l'estuaire, la pêche s'est développée à la fin des années 40 et au début des années 50 avec l'arrivée de pêcheurs Toucouleurs et Walo-walo, venu du fleuve Sénégal, qui introduisent l'usage des filets dérivants et de la senne de plage. Leur arrivée coïncide avec le développement de l'industrie de transformation et de commercialisation du poisson fumé. A partir de 1960 l'essor de la pêche crevettière, grâce à l'installation d'usines de traitement à Ziguinchor, provoque l'arrivée de nouveaux pêcheurs Toucouleurs et la conversion de nombreux pêcheurs de poissons à la pêche à la crevette [Le Reste, L, et al.:1992]. La pisciculture dans les bassins reste une activité réservée aux cultivateurs des rizières.
  1. le site ciblé et ses caractéristiques des zones humides
carte

Le village ciblé est Bandial. Les rizières de bas-fonds de ce village se trouvent dans une zone de mangrove qui, à part le riz, fournit, avec l'estuaire adjoint, les principaux produits nécessaires à survivre dans ce milieu rural: poisson, sel, bois. Les rizières sont protégées contre les eaux salées du bolon [estuaire] par des bassins traditionnels de pisciculture. Ses bassins sont à leur tour protégés par une digue périphérique, haute d'une vingtaine de centimètres au-dessus du niveau des plus hautes marées. Ces digues sont traversées par des drains [tronc de palmier évidé], généralement établis au pied de la digue. Pendant la saison des pluies, les drains sont fermés pour retenir l'eau douce et d'empêcher l'entrée de l'eau salée. Ainsi, le rôle principal des bassins piscicoles est de protéger les rizières contre la salinité du bolon. En même temps, les bassins sont exploités. Durant la culture du riz, les drains sont fermés et les crevettes et poissons piégés y grandissent jusqu'au fin de l'hivernage quand les bassins sont vidés. Le reste de l'année, les drains sont maintenus ouverts. Les poissons qui passent sont capturés avec des nasses placées à l'entrée du drain.
Normalement on distingue des petits et des grands bassins [Diallo, 1989]. Les petits bassins sont collés aux rizières tenant la même forme que les rizières, et sont séparés des mangroves et le bolon par un grand bassin. Ces petits basins sont en réalité des rizières abandonnées à cause de la sécheresse et de la salinité. Quand les pluies sont abondantes, les petits bassins sont de nouveau transformés en rizières. Ainsi, les surfaces cultivées varient selon la pluviométrie. La production de riz est de 1 200 kg/ha/an.
Les principales espèces capturées dans les bolons et les bassins traditionnels peuvent être catégorisées dans les groupes tilapia sp. [ Tilapia guineensis, Sarotherodon melanotheron] mugil sp. et arius sp. Ce sont des espèces euryhalines qui migrent dès que possible des eaux sursalées vers des eaux saumâtres ou même douces. Quand la salinité monte, seulement les tilapias survivent des salinités au-dessus de 80 pour mille La production obtenue à la fin de la saison des pluies dans les bassins traditionnels est en moyenne 355 kg ha -1 [référence du village de Djivente], ce qui est faible. Pendant la saison sèche les drains des bassins, munis de nasses, fonctionnent comme un piège à poisson. En fonction des marées l'eau entre ou sort du bassin et les nasses sont placées avec l'ouverture face au courant. Les poissons sont petits [au-dessous de 12 cm] et destinés à l'autoconsommation. Bien que les quantités capturées à chaque marée soient très faibles [0.25 - 1.0 kg ] la totalité piégée durant la saison sèche peut atteindre 50-150 kg par nasse. Les grands bassins ont dans la digue périphérique des tuyaux munis de nasse tous les 80-120 m. Jusqu'à nos jours, il n'existe aucune étude sur le fonctionnement et les rendements des bassins traditionnels en saison sèche.

Les résultats escomptés

Les espèces aptes à être empoissonnées sont des post-larves de Penaeus notialis (pêchés à l'intérieur et le long des forêts de mangroves) ainsi que des jeunes tilapias ( Sarotherodon melanotheron et Tilapia guineensis ). La productivité du bassin est favorisée par les eaux riches en nutriments venant de ruissellement des rizières. L'eau des pluies doit abaisser de beaucoup la salinité dans le bassin ce qui favorise la croissance des espèces ensemencées.

Le peuplement envisagé du bassin est 1/m² de Tilapia (de préférence Sorotherodon melanotheron) et 0,5/m² de mulets. Le rendement escompté après 6 mois est entre 1 000 et 1 500 kg/ha.

Une grande partie de la récolte est utilisée pour l'autoconsommation tandis que les crevettes pêchées peuvent être vendues.

Les activités

renforcement de la digue

pour augmenter la profondeur du bassin, la digue est élevée et renforcée ce qui agrandi le volume d'eau pour l'élevage et empêchent les oiseaux de vider le bassin ;

réfection des aménagements hydrauliques

les drains de tronc de rônier évidé sont remplacés par des tuyaux en PVC avec coude ;
amenagement

pêche d'alevins

les alevins sont pêchés dans le fleuve avec des éperviers avec maille 14 mm, ce que les pêcheurs font d'habitude. Le projet fournit six (6) éperviers. Désormais les tous petits avec un poids de 25 g et plus sont stockés dans le bassin ;

empoissonnement du bassin avec des alevins et triage par sexe

les alevins de Tilapia pêchés dans le fleuve sont triés par sexe. Seuls les males sont mis dans le bassin. Le sexage ne peut se faire à l'œil qu'à partir de 30 g. Les villageois doivent participer au triage pour assurer la durabilité du peuplement contrôlé ;
les alevins de mulets sont aussi pêchés dans le fleuve et stocké dans le bassin. Puisqu'il n'y aura pas d'activités de reproduction un sexage n'est pas nécessaire ;
les œufs ou larves de crevettes sont pêchés dans le fleuve et mis dans le bassin ;

gestion hydraulique

d'abord le bassin est vidé complètement et juste avant les premiers pluies rempli à nouveau par un drain protégé par un grillage pour empêcher aux poissons d'entrer. Selon l'importance des pluies le niveau de l'eau dans le bassin est réglé pour éviter une trop grande pression sur la digue et de maintenir la bonne profondeur ;

aliment

il s'agit d'un élevage extensif, donc sans addition anthropique d'aliment. Par contre, une partie des eaux pluviales passent par les rizières avoisinantes et alimentent ainsi le bassin en matières organiques. La production d'algues est encouragée par l'implantation de piquets de bambou. Un élevage associé avec volaille doit non seulement fournir un important apport alimentaire mais aussi une source de revenus non négligeable ;

élevage associé

le projet fournit une cinquantaine de canards, de poules pondeuses ou un mixte de cette volaille. Durant les premiers mois un aliment sera disponible après quoi les villageois doivent couvrir les frais d'aliment avec la vente des œufs. Pour les canards une cabane est construite de matériaux locaux et pour les poules pondeuses un poulailler surplombant le bassin ;

suivi, sensibilisation et formation

les animateurs collaborent étroitement avec les villageois et donnent un appui/conseil durant la durée du projet. Ils assistent les responsables à pêcher les alevins, faire le triage et gérer l'eau. La base de départ reste ancrée sur les connaissances locales et ainsi toute intervention est discutée préalablement avec les responsables villageois.

documentation, rapports



zig_bandial

bandial05

bandial04
bandial03
bandial02
bandial00